Chaque début d'année, la même question revient chez les indépendants et les créateurs d'entreprise : les plafonds du régime de la micro-entreprise ont-ils changé ? Voici ce qu'il faut retenir pour 2026, et surtout, comment vérifier si ce régime reste adapté à votre activité.
Les seuils applicables en 2026
Le régime de la micro-entreprise reste organisé autour de deux plafonds de chiffre d'affaires annuel, selon la nature de l'activité exercée :
- pour les activités de vente de marchandises, de restauration et d'hébergement, le plafond se situe dans la tranche haute du barème ;
- pour les prestations de services et les professions libérales relevant des BNC ou des BIC, le plafond applicable est nettement inférieur.
Ces seuils sont habituellement revalorisés tous les trois ans en fonction de l'inflation. Il est donc essentiel de vérifier le montant en vigueur au moment de votre déclaration, plutôt que de se fier à un chiffre mémorisé d'une année sur l'autre.
Ce qui ne change pas
Le fonctionnement du régime reste identique : cotisations sociales et impôt calculés en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, absence de récupération de TVA sur les achats (sauf franchise en base dépassée), et comptabilité simplifiée limitée à un livre des recettes et, selon l'activité, un registre des achats.
Pourquoi ce plafond mérite votre attention
Dépasser le seuil applicable à votre activité n'est pas une simple formalité administrative. Le franchissement entraîne un changement de régime fiscal et social, avec des conséquences concrètes sur votre trésorerie : passage à un régime réel d'imposition, obligations comptables renforcées, et parfois assujettissement à la TVA en cours d'année.
C'est pourquoi nous recommandons à nos clients en micro-entreprise de suivre leur chiffre d'affaires cumulé mois après mois, plutôt que de découvrir un dépassement au moment de la déclaration annuelle. Un suivi régulier permet d'anticiper une éventuelle bascule vers une société ou un régime réel, dans de meilleures conditions.
Faut-il rester en micro-entreprise ?
La réponse dépend de votre niveau de charges réelles. Si vos dépenses professionnelles sont faibles, l'abattement forfaitaire du régime micro reste souvent avantageux. À l'inverse, si votre activité nécessite des investissements ou des charges importantes, un passage à un régime réel — en entreprise individuelle ou en société — peut s'avérer plus favorable.
Cette analyse mérite d'être faite au cas par cas, avec une projection sur plusieurs exercices plutôt qu'une simple photographie de l'année en cours.
Notre recommandation
Avant toute décision, nous vous conseillons de faire le point avec votre expert-comptable sur votre chiffre d'affaires prévisionnel, vos charges réelles et vos perspectives de développement. Cette photographie permet de choisir — ou de confirmer — le régime le plus adapté à votre situation, en toute connaissance de cause.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil personnalisé. Contactez notre équipe pour une analyse adaptée à votre situation.